Grandir, grandir, grandir...
Tout le monde grandit.
NOs parents veulent qu'on grandisse, mais ils ne veulent pas qu'on sorte trop. Surtout quand on a 15 ans, qu'on traine avec des plus agés et qu'on est une fille.
Je pensais avoir grandi. Un coup de téléphone, un sms, et hop j'arrête de grandir... J'y crois, sachant ce qu'il m'attend. Je sais ce qu'il se prépare, mais je veux quand même essayer, réver ne serait-ce qu'un instant. Pour qu'à nouveau tout s'écroule. Que mes potes débarquent, une petite cuillère à la main et qu'elles me disent " On te l'avais dit, tu le savais, nous on t'aime".
Grandir c'est abandonner ses rêves. Je donnerai beaucoup pour ne plus y croire et grandir un peu. Mais c'est plus fort que moi, c'est comme ça. Je suis comme ça, essayer jusqu'au bout, prendre cher jusqu'au bout, souffrir encore une fois, encore un peu plus. Souffrir jusqu'à ce que plus rien ne m'atteigne. Jusq'à ce que mon seul but soit : rendre la monnaie de ma pièce. Une seule envie, m'amuser, m'éclater, ne pas me soucier des conséquences, car il n'y aura pas de conséquence. Envie d'une soirée dans l'illégalité, une bonne cuite pour pas avoir à réfléchir, juste dire de la merde, ce que je fais le mieux.
Je me plaind ? Certe, et alors, ça arrive à tout le monde. Je suis rancunière ? Oui, et alors, tout le monde l'est plus ou moins. Je garde le sourire ? Il faut bien, c'est mieux que de pleurer même si parfois je ferais bien l'inverse. Je suis folle ? Fort possible, certains diront que c'est mon grain de folie en plus. Je suis moi ? Et oui, faut bien être quelqu'un.
Au fait : J'veux qu'on baise sur ma tombe ( Saez )